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DECLARATION DE S.E.M L’AMBASSADEUR ALBERT SHINGIRO, REPRESENTANT PERMANENT DU BURUNDI AUPRES DES NATIONS UNIES DEVANT LA TROISIEME COMMISSION DE L’ASSEMBLEE GENERALE DE L’ONU LORS DU DEBAT GENERAL SUR LE POINT 27 INTITULE : « PROMOTION DE LA FEMME »,

New York, le 11 octobre 2016

Madame la Présidente,
1. C’est un honneur pour moi de prendre la parole au nom de ma délégation au débat général de la Troisième Commission sur le POINT 27 de l’ordre du Jour intitulé « PROMOTION DE LA FEMME ».

2. A l’instar des orateurs qui m’ont précédé, je voudrais vous adresser mes vives félicitations, ainsi que les autres membres du bureau, pour votre élection à la présidence de la troisième commission.

3. Ma délégation s’associe pleinement aux déclarations faites par le Niger et par la Thaïlande respectivement au nom du Groupe africain et au nom du Groupe des 77 et de la Chine sur ce même thème.
Madame la Présidente,

4. Au Burundi, les femmes représentent plus ou moins 52% de la population totale. On comprend dès lors qu’il n’est point possible d’ignorer une proportion aussi importante et espérer atteindre un développement inclusif, durable, porteur de changement et ne laissant personne de côté.

5.En dépit d’un contexte difficile dû à des conflits récurrents que mon pays a connus depuis son indépendance, le Burundi a toujours démontré son attachement envers la promotion de l’égalité entre les hommes et les femmes, en souscrivant notamment aux différents instruments internationaux, régionaux et nationaux.

6.Au niveau national, le Burundi a notamment privilégié l’élaboration de la politique Nationale Genre, le plan d’action de la résolution 1325, la stratégie nationale de lutte contre les violences basées sur le genre en harmonie avec les principaux outils de programmation que sont la vision du Burundi 2025 et le cadre stratégique de croissance et de lutte contre la pauvreté.

Madame la Présidente,

7.La Constitution du Burundi reconnait le droit aux femmes de participer à la gestion des affaires publiques à tous les niveaux. Ainsi, avec les élections de 2015, les sièges occupés par les femmes sont respectivement 41,8%, 36,44%, 30% au niveau du Sénat, de l’Assemblée Nationale et au Gouvernement.

8.En ce qui concerne la situation des femmes rurales, le Burundi a mis en place un fonds de garantie pour l’octroi des micros crédits aux femmes en associations pour le développement des activités génératrices des revenus. Nous soulignons ici une stratégie initiée en collaboration avec les partenaires, « NAWE NUZE » NN en sigle, qui consiste à donner aux communautés de femmes surtout, une plateforme sur laquelle des liens de solidarité et d’entraide peuvent se tisser et s’établir et où les connaissances, les capacités en techniques innovantes d’épargne et de crédits sont acquises.

En matière de la lutte contre les violences faites aux femmes, le Burundi vient d’adopter une loi spécifique sur les Violences Sexuelles et un dispositif législatif visant à renforcer les sanctions à l’égard des auteurs des violences faites aux femmes est en place.

Madame la Présidente,

9. Dans d’autres secteurs comme dans le domaine de l’éducation, de la santé, de l’emploi et du commerce des mesures ont été prises et quelques avancées significatives méritent d’être signalées.

Au niveau de l’éducation et de la formation de la femme, la politique du Gouvernement de réduire les disparités entre les garçons et les filles et accompagnée d’une mesure de gratuité de la scolarité à l’école primaire ont permis d’augmenter l’indice de parité filles-garçons.

Dans le domaine de la santé, la subvention des soins de santé pour les enfants de moins de 5 ans et les mères lors de l’accouchement ont contribué à réduire sensiblement la mortalité infantile et la morbidité maternelle.

En matière de l’emploi, des mesures ont été prises en vue de garantir l’égalité de genres dans les secteurs, y compris dans l’armée et la Police.
Madame la Présidente

En dépit des réalisations encourageantes susmentionnées, le chemin à parcourir reste encore long. L’abandon scolaire par les filles, la montée des violences à l’égard des femmes et des filles, la pauvreté qui touchent particulièrement les populations vulnérables dont les femmes continuent de présenter un défi pour le Gouvernement.

Pour terminer, le Burundi réitère son engagement ferme à la promotion de l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des filles tout en regrattant les sanctions injustes et unilatérales imposées au Burundi par certains partenaires qui ont des conséquences néfastes sur la toute population en générale et les femmes et les filles en particulier.

Je vous remercie de votre aimable attention !

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Discours: President et autres

DECLARATION DE S.E VESTINE NAHIMANA AMBASSADEUR DU BURUNDI LORS DE LA 15ÈME SESSION DE L’ASSEMBLÉE DES ÉTATS PARTIES AU STATUT DE ROME

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