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Discours de S.E.M. l’Ambassadeur Albert SHINGIRO, représentant permanent de la République du Burundi auprès de l’organisation des nations unies lors du débat général sur toutes les questions relatives a la décolonisation, points 54, 55, 56, 57 et 58de l’ordre du jour de la quatrième commission

New York, le 07 octobre 2016

Monsieur le Président,

Distingués délégués,

Chers collègues,

1) Comme c’est la première fois que je prends la parole sous votre présidence, je voudrais d’entrée de jeu vous présenter au nom de ma délégation et en mon nom propre, nos sincères félicitations pour votre brillante accession à la présidence de cette importante commission et vous assurer en même temps de notre entière coopération tout au long de votre mandat.

2) Avant d’entrer dans le vif du sujet, ma délégation s’associe pleinement à la Déclaration faite au nom du Mouvement des Non Alignés auquel mon pays le Burundi appartient.

3) Monsieur le Président, le conflit du Sahara occidental traité dans le rapport du Rapporteur au chapitre 8 point B est depuis longtemps un sujet de discorde au sein de la communauté internationale et ne cesse de nous diviser. La montée de l’instabilité et de l’insécurité au Sahel et à sa périphérie appelle de toute urgence le règlement de ce vieux différend d’autant plus que la persistance du conflit entrave l’intégration plus poussée du Maghreb qui devient plus que jamais indispensable.

4) Monsieur le Président, Mon pays le Burundi encourage les parties concernées à entamer de véritables négociations avec les auspices du Secrétaire General des Nations Unies. Pour ce faire, nous estimons que chacune des parties doit accepter le fait qu’elle n’obtiendra pas satisfaction pour la totalité de ses exigences et privilégier plutôt une solution politique négociée mutuellement acceptable, basée sur le réalisme politique et l’esprit de compromis, conformément aux prescrits de la résolution 2285 du Conseil de Sécurité des Nations Unies du 29 avril 2016.

5) On se souviendra que par cette résolution, le Conseil de Sécurité a réitéré que la solution politique de ce différend de longue date et le renforcement de la coopération entre les Etats membres de l’Union du Maghreb Arabe (UMA) contribueront à la stabilité et à la sécurité dans la région du Sahel. Des discussions bilatérales doivent continuer avec les parties dans le but d’aider à esquisser les contours d’un compromis acceptable de part et d’autres dans la logique gagnant-gagnant afin de parvenir à une solution politique définitive.

6) Le Burundi appui l’Initiative marocaine d’Autonomie soumise au Conseil de Sécurité en avril 2007, qui est la base du processus politique actuel et qui constitue le seul cadre, sérieux et crédible pour une solution politique équilibrée de compromis à ce différend.Outre l’allégement des souffrances de populations concernées, l’Initiative d’autonomie ouvre d’innombrables possibilités et perspectives de prévenir les menaces terroristes, le trafic de tous genres, la criminalité organisée, l’immigration illégale, la traite des personnes et les risques d’instabilité dans la région sahélo-saharienne et la Méditerranée.

7) Monsieur le Président, il faut dire que le contexte du processus de négociation a des dimensions humaines et politiques à la fois. Nous encourageons le Secrétaire Général de continuer de plaider pour l’amélioration des relations entre les deux pays concernés au premier chef. Ils doivent tirer profits des avantages qui résulteraient de l’embellie de leurs relations et de l’ouverture de leur frontière commune, dans l’intérêt de la région et de la communauté internationale tout entière.

8) Monsieur le Président, ma délégation aimerait souligner la nécessité primordiale de traiter le conflit du Sahara occidental dans le cadre d’une stratégie régionale plus large pour le Sahel.En effet, je rappelle que dans sa résolution 2285 du 29 avril 2016le Conseil de Sécurité a réitéré que la solution politique de ce vieux différend et le renforcement de la coopération entre les Etats membres de l’Union du Maghreb Arabe (UMA) contribueront sans nul doute à la stabilité et à la sécurité dans la région du Sahel.

9) Nous soutenons par ailleurs les paramètres phares établis par les 11 résolutions consécutives du Conseil de Sécurité depuis la résolution 1754 (2007) à la résolution 2285 (2016) du 29 avril 2016. Ces paramètres repères sont entre autres :

  • La négociation comme seul et unique moyen pour parvenir à une solution politique au différend du Sahara
  • L’appel aux parties à entrer dans des négociations intenses et substantielles, sur la base du réalisme politique et de l’esprit de compromis
  • La demande aux parties et aux Etats de la région de continuer à coopérer pleinement avec les Nations Unies et les uns avec les autres pour progresser vers une solution politique équilibrée.

10) Monsieur le Président, ma délégation estime que la prise en compte de la dimension régionale dans toute approche visant à trouver une solution politique mutuellement acceptable à la question du Sahara occidental est extrêmement primordiale car, il s’agit d’abord et surtout d’un conflit nord-africain. Nous sommes persuadés que l’intégration régionale, notamment grâce au renforcement de l’Union du Maghreb Arabe, est un élément clef pour surmonter l’instabilité actuelle et récolter d’importants dividendes économiques, commerciaux et sociaux.

11) A cet égard, l’Envoyé personnel du Secrétaire General, M. Christopher Ross devrait multiplier ses contacts avec d’autres pays de la région et les organisations sous régionales, dont l’Union arabe du Maghreb afin de promouvoir l’appropriation sous régionale de ce contentieux qui a beaucoup perduré.

12) Nous nous réjouissons à cet égard de la coopération des autorités Marocaines avec l’Envoyé Spécial du Secrétaire Général M. Christopher Ross qui a entrepris, depuis l’année dernière, six visites dans la région ainsi que des rencontres bilatérales en marge de la 71ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies.

13) Sur le plan multilatéral, il ne serait pas superflu de saluer le rôle de la MINURSO à maintenir la paix en surveillant efficacement le cessez- le-feu et en rapportant les activités militaires des deux parties et les faits nouveaux intervenant dans sa zone d’opérations. Nous nous félicitons à cet égard de la normalisation de la coopération entre le Maroc et la Minurso.

14) Sur le plan politique, ma délégation salue la tenue, le 4 septembre 2015, des élections municipales et pour la première fois, régionales dans le Sahara, qui, comme ce fut attesté par le Secrétaire Général et sa Représentante Spéciale, Cheffe de la Minurso, ont lieu sans incidents majeurs et dans une atmosphère calme.

15) En ce qui concerne le rôle du Secrétaire Général,ma délégation invite les parties concernées au premier chef par la question du Sahara occidental de travailler sans relâche sous les bons offices exclusifs du Secrétaire General des Nations Unies en vue d’aboutir à un règlement politique négocié, juste, durable et mutuellement acceptable.

16) Monsieur le Président, je ne saurai terminer mon propos sans saluer la volonté manifeste du Royaume de Maroc de retourner dans sa famille de l’Union Africaine. Il est hors de tout doute que ce retour contribuera à l’édification d’une Afrique unie, pacifique et prospère.

Je vous remercie de votre aimable attention !

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Discours: President et autres

DECLARATION DE S.E VESTINE NAHIMANA AMBASSADEUR DU BURUNDI LORS DE LA 15ÈME SESSION DE L’ASSEMBLÉE DES ÉTATS PARTIES AU STATUT DE ROME

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