AUJOURD'HUI
21
SEMAINE DERNIERE
2748
PAGES VUES
172031
TOTAL VISITES
136803

Le Burundi réagit au rapport des experts des Nations Unies sur les droits de l’homme

Bujumbura, le 23 sept 2016 (DWG) : Le Ministre des Droits de la Personne Humaine, des Affaires Sociales et du Genre Monsieur Martin Nivyabandi, a animé un point de presse ce jeudi 22 septembre 2016 dans son Cabinet pour apporter une lumière sur certains faits qui sont contenus dans le récent rapport des Experts des Nations Unies et largement commentés par les médias tant nationaux qu’internationaux après sa publication.

M. Nivyabandi a indiqué que lors de leur séjour au Burundi, les Experts ont rencontré les institutions étatiques concernées par la question des droits de l’homme, mais malheureusement ce rapport produit ne tient pas compte des progrès sur terrain, pourtant reconnus par les partenaires du Gouvernement y compris le bureau du haut commissariat des Nations Unies au Droit de l’Homme basé à Bujumbura. Il a ajouté qu’il s’agit ni moins ni plus d’un rapport politique au lieu d’être un rapport technique. Il a encore poursuivi que le rapport se base plus sur des informations puisées dans les rapports de certaines organisations qui ont versé dans la déformation et l’exagération.

Le Ministre Nivyabandi a souligné que le Gouvernement déplore le fait que ce rapport, auquel ils ont formulé une réaction, passe sous silence certains événements et faits antérieurs qui pourtant constituent des signes avant coureurs du mouvement insurrectionnel organisé par certains radicaux, politiciens et activistes de la société civile, qui ont pris pour prétexte la candidature de Monsieur Pierre Nkurunziza.

Passer sous silence, a-t-il indiqué, certains faits qui se sont passés entre 2010 et 2015 et ignorer la part de certains pays dans la crise ne peut que produire une mauvaise interprétation de la situation politique et sécuritaire qui a prévalu au Burundi durant le processus électorale de 2015.

Le boycott du processus électoral après le scrutin au niveau communal, les jets de grenades, la tentative de mise en place de rebellions et des attaques dans les provinces Cibitoke et Cankuzo, la dénonciation tous azimuts de l’organisation des élections en 2015 sont des signes éloquents, a signalé Nivyabandi. Il a aussi dit que la volonté affichée par certains acteurs politiques et de la société civile qui voudrait récolter des dividendes de la division ethnique a désorienté l’opinion internationale. Heureusement que la population burundaise a résisté à de telles sollicitations et a démontré sa volonté du vivre ensemble, a-t-il indiqué.

« Nous réaffirmons qu’il n’y a pas une catégorie de la population qui est visée par un génocide inventé par certains faiseurs d’opinion. Nous déplorons les pertes en vies humaines enregistrées pendant la période d’insurrection car pour le Gouvernement, chaque vie compte », a-t-il martelé. D’après les données disponibles dans les institutions judiciaires, a indiqué Nivyabandi, plusieurs cas ont reçu un traitement et d’autres exigent des investigations complexes, ajoutant que dans un Etat de droit, seules les institutions chargées d’investigations sont habilitées à déterminer le coupable. M. Nivyabandi a signalé que pour les cas des disparitions, il est demandé à des personnes qui détiendraient des informations de les fournir au parquet pour faire avancer rapidement les enquêtes et il en est de même pour les cas présumés de tortures.

Le Ministre Nivyabandi a dit qu’il serait prétentieux de dire que le Burundi, à l’instar des autres pays du monde, est un paradis, donc sans violations des droits de l’homme. Faut-il le rappeler, les droits de l’homme se présentent sous plusieurs aspects à savoir les droits civils et politiques, les droits socio-économiques et culturels, a-t-il signalé. M. Nivyabandi a indiqué que le Gouvernement condamne avec la dernière énergie les auteurs des assassinats des personnes dont les corps sans vie sont retrouvés dans des rivières mais a promis que les enquêtes sont en cours pour identifier les coupables et ces derniers seront punis sévèrement. Le Gouvernement se réjouit que le nombre des cas de violations du droit à la vie soient allés diminuant depuis janvier 2016 selon les investigations du ministère en charge des droits de l’homme, a-t-il martelé.

Le Ministre a terminé en invitant tous les interlocuteurs du Gouvernement à dépolitiser la question des droits de l’homme et a réaffirmé qu’il n’y a pas un génocide en préparation par les institutions gouvernementales et les Imbonerakure ne constituent en aucune mesure une milice entretenue par le gouvernement pour accomplir ce sale besogne. Le Gouvernement s’est engagé à sévir contre toute forme de violation des droits de l’homme et demande la coopération de tout le monde par la dénonciation, la sensibilisation, la répression des crimes, a-t-il indiqué.

Retour
Discours: President et autres

DECLARATION DE S.E VESTINE NAHIMANA AMBASSADEUR DU BURUNDI LORS DE LA 15ÈME SESSION DE L’ASSEMBLÉE DES ÉTATS PARTIES AU STATUT DE ROME

Burunndi en Bref
Videotheque
Liens Utiles(autres sites)

www.burundi.gov.bi
www.presidence.gov.bi
www.vicepresidence2.gov.bi
www.senate.bi
www.assamblee.bi
www.arb.bi

© Copyright Republique du Burunndi. Tous droits reserves