AUJOURD'HUI
125
SEMAINE DERNIERE
2051
PAGES VUES
128646
TOTAL VISITES
106742

Burundi-TIC : Les services du Gouvernement peuvent beaucoup jouer pour accroître le taux de pénétration des TIC au Burundi

Bujumbura, 05 août 2016 (DWH) : Le Directeur Général de l’Agence de Régulation et de Contrôle des Télécommunications(ARCT) a rassuré que le Burundi connaît un pas important dans l’exploitation des TIC mais qu’il y a un long chemin à parcourir.
Le Burundi utilise les nouvelles technologies de l’information et de la Communication dans la vie de tous les jours. Ce secteur qui semble jeune dans la vie de l’administration se développe progressivement pour répondre aux exigences actuelles des Objectifs du Développement Durable.

Monsieur Rurimunzu précise qu’avec l’évolution de la nouvelle technologie de l’information et de la communication, il y a des avancées qui peuvent s’observer quand on fait un regard critique eu égard aux années 1987 jusqu’aujourd’hui. Des évolutions positives sont enregistrées au niveau de la pénétration de l’utilisation des téléphones mobiles où la moyenne touche 50% et qu’au niveau de l’utilisation de l’internet cette pénétration est de 8%. Pour l’Internet à large bande, le Burundi a déjà constitué la base qui va permettre d’y arriver par la fibre optique dont la couverture géographique avec le projet BBS a déjà atteint tous les chefs-lieux des provinces.

Le DG ne souligne que la part des privés de la téléphonie mobile et les distributeurs d’accès à l’internet pour atteindre les communes, le projet MAN (métropolitain area network) du Gouvernement, qui compte faire une couverture d’environ 100 km dans la capitale Bujumbura. Le projet envisage l’extension de la connectivité vers les autres zones à concentration urbaine. Eu égard à la couverture de la fibre optique, le pays couvre 4000 km, ce qui est important par rapport à la sous région.

En ce qui concerne la situation de la pénétration des cellulaires avec utilisation de l’internet, Monsieur Rurimunzu dit que le Burundi se situe entre les derniers pays de la sous région et la situation est presque la même au sein des derniers pays de l’Afrique. Un pas louable a été bien sûr réalisé mais il reste beaucoup à faire pour accroître le taux de pénétration.

D’après les études faites par l’Union Internationale des Télécommunications (UIT) avec aussi ceux qui travaillent dans le domaine, l’expérience est que, quand on a un taux de pénétration avec une variation de 10%, on a automatiquement un gain sur le PIB d’environ de plus de 0.6%, dit M Rurimunzu. Il signale qu’avec l’avènement des services des TIC, le Burundi essaie d’entrer dans le bain pour exploiter les services tels que le transfert d’argent, le paiement via le mobile et l’internet, sans oublier les avantages occasionnés par les TIC entre autres la formation à distance, le traitement médical, sur ces points, le Burundi se trouve au stade embryonnaire.

Avec un rythme soutenu, le DG pense que le pays va évoluer comme les autres. Ainsi, une fois que tout le monde, à travers tout le pays, aura eu cette notion d’utiliser les TIC dans tous les services et demandes à faire, c’est à ce moment-là que s’accroîtra considérablement le taux d’utilisation des mobiles et de l’internet. Il ajoute que les textes qui entrent dans la gestion du secteur doivent eux-aussi être adaptés au développement des TIC. La numérisation des services du Gouvernement changerait facilement l’augmentation du taux d’utilisation car plus de 80% de la population le Burundi aura atteint le taux escompté. Créer l’environnement favorable permettra au Gouvernement, les partenaires financiers et les opérateurs en TIC de redorer aisément l’image du pays et rattraper le retard. La numérisation du secteur éducatif, santé, services publics, pour ne citer que ceux-ci, aidera à changer la situation.

La stratégie en cours de développement est la poursuite des contacts auprès des opérateurs, les fournisseurs d’accès internet et les commissions qui sont impliquées dans plusieurs domaines pour voir ensemble comment améliorer la situation du taux de pénétration des TIC, et les voix et moyens pour rattraper le retard, a-t-il souligné.

Notons que dans la sous région le cas du Kenya est parlant. Le taux de pénétration des mobiles est de plus de 85% avec une population de plus de 60 millions, ce qui revient à dire que plus de 40 millions des kenyans sont abonnés et utilisent l’internet. Le Burundi est à un taux légèrement supérieur au Djibouti et la Somalie, des pays qui souhaiteraient rattraper eux-aussi le retard.

Retour
Discours: President et autres

Statement by H.E. M. Ambassador Alain Aimé NYAMITWE, Minister of External Relations and International Cooperation of the Republic of Burundi

Burunndi en Bref
Videotheque
Liens Utiles(autres sites)

www.burundi.gov.bi
www.presidence.gov.bi
www.vicepresidence2.gov.bi
www.senate.bi
www.assamblee.bi
www.arb.bi

© Copyright Republique du Burunndi. Tous droits reserves