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Burundi – Energie : Le gouvernement ne peut pas tolérer la rupture des stocks du carburant

Bujumbura, 13 juil 2016 : Le gouvernement du Burundi ne peut pas tolérer que le pays soit paralysé à cause des ruptures des stocks du carburant dans certaines stations-services, alors que le pays en dispose en quantité suffisante, a affirmé mardi, le ministre burundais en charge de l’Energie, M. Côme Manirakiza, au cours d’une réunion organisée à Bujumbura à l’intention de tous les intervenants en matière de carburant, en vue d’échanger sur les attitudes à adopter en vue de garantir l’accès à tout le monde au carburant, dans le respect de l’intérêt général et de la réglementation en la matière.

Il a relevé un défi au niveau des contrats entre les importateurs de carburant, les propriétaires des stations-services et les gestionnaires des stations-services. Il a recommandé aux importateurs de s’avancer du carburant, en cas de rupture de stock chez un collègue, en attendant que le sien arrive. Cela permettrait d’éviter des ruptures de stock dans les stations-services et ses conséquences.

D’après le ministre Manirakiza, le manque de carburant dans les stations-services a des effets néfastes sur la population, notamment la paralysie de certaines activités, la hausse du ticket de transport et les pannes bêtes dues aux tours faits dans plusieurs stations à la recherche du carburant. « Le carburant est un produit stratégique. Ce n’est pas du haricot, de la banane ou de la viande. Les fournisseurs doivent savoir que quand ils ne le fournissent pas, cela perturbe la sécurité et les activités. Nous devons travailler pour qu’aucune station-service ne manque de carburant », a souligné le ministre.

A la question de savoir si la rupture de stock de carburant dans certaines stations-service ne serait pas causée par l’absence de devises, le ministre a dit qu’il n’y a pas de problème de devises parce que le carburant est disponible au niveau du stock intérieur. La société Interpetrol affirme qu’il a un stock suffisant. Cette société reçoit 50% des devises destinées à l’importation du carburant et ce n’est pas une faveur à son endroit. M. Manirakiza a dit que le quota des devises est déterminé en fonction des statistiques de la quantité des importations de chaque société pétrolière. Il a également rassuré qu’il n’y aura pas de hausse du prix du carburant si le coût reste inchangé dans les pays producteurs.

Les pétroliers ont quant à eux demandé au gouvernement de constituer le fonds stratégique carburant (carburant de réserve) pour dépanner les stations-services en cas de rupture de stock chez les importateurs. Le ministre de l’énergie a rassuré que la question est en étude pour reconstituer le Fonds Carburant. Le ministre de l’énergie a par ailleurs appelé les pétroliers à lire la loi et à respecter la réglementation en la matière. D’après lui, les pétroliers du pays travaillent en violation de la règlementation avec des permis d’exploitation qui ne sont pas valides puisqu’il n’y a pas de renouvellement de leurs permis. Les permis d’exploitation sont accordés pour une durée d’une année, moyennant le paiement de la taxe administrative de 5000 FBu. Il les a invité à renouveler leurs permis d’exploitation et à payer les arriérés jusqu’à la fin du mois de juillet en cours. Les pétroliers ont promis de s’acquitter de ce devoir, tout en remerciant le gouvernement qui a été clément, en ferment l’oeil sur les amendes normalement imposées sur les arriérés.

abp

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Discours: President et autres

Statement by H.E. M. Ambassador Alain Aimé NYAMITWE, Minister of External Relations and International Cooperation of the Republic of Burundi

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