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La production énergétique n’a pas suivi l’évolution socioéconomique

Bujumbura, 29 juin 2016 : Le développement des outils de production de l’énergie électrique n’a pas suivi le rythme de développement socio-économique du pays, raison pour laquelle beaucoup d’efforts doivent être déployés par tous les intervenants dans le secteur énergétique, afin de juguler le déficit énergétique actuel évalué à 28 mégawatts (MW), satisfaire la demande exprimée et finalement assurer une réserve pour la demande non encore exprimée, a déclaré mardi le deuxième vice-président de la République, Dr Joseph Butore, lors de l’ouverture de la journée dédiée à l’énergie au Burundi. La puissance totale installée en hydroélectricité au niveau national, y compris celle produite par des privés et la puissance importée est de 50,065 MW.

Le bilan énergétique du Burundi témoigne, selon Dr Butore, que 96,6% de Burundais utilise du bois, du charbon et d’autres végétaux pour produire de l’énergie utilisée dans la cuisson ou l’éclairage des ménages. L’électricité n’est utilisée que dans les proportions de 0,6% par 10% de la population qui y a accès, soit un niveau moyen de consommation énergétique par habitant et par an de 25 kilowatts (KW) et un 20ème de la moyenne africaine. Les produits pétroliers quant à eux sont utilisés dans les proportions de 2,7%, tandis que les autres formes d’énergies (solaire, biogaz, et tourbe) sont utilisées dans les proportions de 0,1%, a-t-il dit.

La journée de l’énergie a été organisée pour se rendre compte du pas franchi dans le secteur énergétique et échanger sur les défis et les opportunités du secteur. En effet, a expliqué Dr Butore, « le gouvernement est conscient que sans l’énergie, il ne peut prétendre aboutir à la transformation de la vie de la population ni atteindre un développement durable. Les objectifs globaux auxquels doivent répondre les projets à envisager dans ce secteur sont de contribuer efficacement à la croissance de l’économie nationale par la fourniture de l’énergie électrique en quantité suffisante et en qualité requise (les énergies propres) pour les activités industrielles, économiques et sociales et de satisfaire les besoins énergétiques essentiels, en vue de l’amélioration des conditions de vie de la population, tout en veillant à la sauvegarde de l’environnement ».

Dans son exposé, le directeur général de l’énergie a signifié que le Burundi dispose de grandes potentialités en hydroélectricité, principale source d’électricité à plus de 99%. « Des études ont prouvé un potentiel hydroélectrique de plus de 1.700 MW dont 300 MW économiquement et techniquement exploitables dans 150 nouveaux sites à développer », devait-il ajouter.

Par ailleurs, le pays enregistre une réserve d’environ 192 millions de tonnes de tourbe identifiés, 57 millions de tonnes exploitables et autour de 10.000 tonnes seulement de production annuelle, a-t-il révélé. Quelques investisseurs privés ont déjà exprimé l’intention de construire des centrales thermiques à base de la tourbe. Il a par ailleurs indiqué que le biogaz reste une forme d’énergie non encore exploitée à grande échelle. Quant à l’énergie solaire, il a fait savoir qu’il s’agit d’un système simple et bien adapté au système d’habitat dispersé et aux infrastructures isolées du Burundi, mais que la principale barrière reste le pouvoir d’achat limité des populations et le fait que tous les équipements soient importés.

L’objectif à moyen terme du Burundi est, d’après le directeur général, d’atteindre 560 MW d’ici 2020, afin de pouvoir garantir à la population l’accès à des sources d’énergies modernes à des conditions financières accessibles à toutes les couches de la population. Pour y arriver, le gouvernement a ouvert le secteur aux investisseurs tant nationaux qu’étrangers, d’où plusieurs lois ont été votées afin d’améliorer et d’alléger les conditions d’interventions. C’est ainsi que des intervenants nationaux et étrangers dans le secteur de l’énergie, le personnel du ministère de l’Energie et des Mines et de l’agence de promotion des investissements ainsi des partenaires techniques et financiers du Burundi ont été conviés à cette journée.

abp

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Statement by H.E. M. Ambassador Alain Aimé NYAMITWE, Minister of External Relations and International Cooperation of the Republic of Burundi

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