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DISCOURS DE SON EXCELLENCE HONORABLE EDOUARD NDUWIMANA, DEUXIEME VICE-PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE NATIONALE DU BURUNDI LORS DE LA REUNION DE HAUT NIVEAU DE LA REVUE A MI-PARCOURS DU PROGRAMME D’ACTION D’ISTANBUL EN FAVEUR DES PAYS LES MOINS AVANCES, TENUE A ANTALYA DU 27 AU 29 MAI 2016

Excellence Monsieur Ministre des Affaires étrangères de la République de Turquie et le Président de l’Examen à mi-parcours,

Excellence Mesdames, Messieurs les Ministres et Chefs des délégations

Excellence Monsieur Président de l’Assemblée générale,

Distingues invités, Mesdames et Messieurs,

1. Permettez-moi d’entrée de jeu de vous présenter les salutations fraternelles du peuple Burundais et de son Excellence Monsieur Pierre NKURUNZIZA, Président de la République du Burundi et de vous féliciter pour l’excellente façon avec laquelle vous présidez notre réunion.

2. Prenant la parole au nom de la délégation qui m’accompagne, je voudrais adresser au Ministre des Affaires Etrangères de la Turquie, mes vives félicitations pour son élection à la Présidence de cette réunion.

3. Le Burundi par ma voix, exprime également sa profonde gratitude pour l’hospitalité légendaire offerte aux délégations à cette réunion par la Turquie et pour les bonnes dispositions prises pour assurer son bon déroulement.

4. Monsieur le Président, le Burundi salue l’organisation de cette réunion de haut niveau qui constitue un cadre approprié pour nos pays respectifs et différentes organisations directement impliquées pour faire une évaluation objective et critique de l’état de mise en œuvre de ce programme d’action ambitieux auquel nous attachons tous, PMA et Partenaires, une grande importance.

5. C’est aussi une excellente opportunité pour nos pays et leurs partenaires techniques et Financiers de renouveler leurs engagements de travailler vers un objectif commun, qui est d’éradiquer la pauvreté sous toutes ses formes, tout en mettant en avant l’importance de la coopération internationale comme un élément central et critique dans le traitement du goulots d’étranglement du développement économique et des lacunes connues par les pays en développement en général et le pays les moins avancés en particulier.

6. Parlant de cette même coopération, mon pays le Burundi ensemble avec ses partenaires, dans le souci de mettre en œuvre le Programme d’action d’Istanbul a élaboré en 2012 un document appelé Cadre stratégique de croissance et de lutte contre la pauvreté (CSPL II) qui est le principal document de référence de politiques nationales mettant en lumière les facteurs économiques, sociaux, environnementaux et politiques qui ont un impact positif dans la mise en œuvre du Programme d’action d’Istanbul. Un autre programme de même type en cours d’élaboration avec le même objectif mais avec plus d’ambitions que le premier.

7. Bien qu’un pas a été franchi pour atteindre les objectifs que le Gouvernement s’était fixé pour les quatre axes stratégiques qu’on trouve dans le document du Cadre stratégique de croissance et de lutte contre la pauvreté (CSPL II) notamment le renforcement de l’Etat de droit, la consolidation de la bonne gouvernance et promotion de l’égalité du genre ; la transformation de l’économie burundaise pour une croissance soutenue et créatrice d’emplois ; et la gestion de l’espace et de l’environnement pour un développement durable, la distance à parcourir reste encore longue.

8. Monsieur le Président, Reconnaissant l’importance de la mobilisation des ressources internes pour le financement de son développement, les fonds mobilisés au Burundi restent insuffisants par rapport aux besoins de financement. Néanmoins, force est de reconnaître que la mobilisation des ressources financières internes ainsi que le civisme fiscal se sont renforcés ces dernières années, quand bien même les besoins de développement à couvrir sont aussi augmentation et sont encore couverts en partie par les ressources extérieures qui arrivent a compte-gouttes.

9. Ma délégation encourage à cet égard les partenaires techniques et financiers du Burundi qui ont récemment pris la mesure de suspendre leur assistance au peuple burundais de se ressaisir pour revoir cette décision quasi unilatérale car la situation politique et sécuritaire qui aurait servi de motif à ladite décision s’est sensiblement améliorée sur tout le territoire national.

10. Les principales mesures convenues entre le Burundi et ses partenaires, en particulier le Fonds monétaire international (FMI) pour renforcer la mobilisation des ressources financières internes qui sont : le renforcement l’autonomie de l’Office Burundais des Recettes (OBR) et retenir le personnel qualifié et intègre ; l’élargissement de l’assiette fiscale et la réduction des exonérations ; la lutte contre la corruption ; et l’harmonisation de la fiscalité avec les pays de la Communauté est africaine ont été efficaces. Aujourd’hui l’OBR occupe une place de choix dans le financement du budget national. Le but général de création de cette institution est la réduction de la pauvreté par le biais d’une collecte améliorée des recettes publique ainsi qu’un environnement amélioré des affaires au Burundi. L’OBR est donc une nouvelle institution créée pour inaugurer une ère d’administration fiscale et douanière moderne et professionnelle au Burundi. Sa mission est de renforcer le civisme fiscal pour un service public de qualité avec d’être une Administration Fiscale moderne contribuant au développement du Burundi et à son intégration dans l’économie régionale et mondiale.

11. La mobilisation des ressources internes étant ce qu’elle est et reconnaissant la réalité de la base économique très étroite, et la faiblesse structurelle de mon pays, le soutien inconditionnel des pays partenaires et la communauté internationale dans la mise en œuvre des ces axes stratégiques s’avère incontournable et essentiel pour mieux éradiquer la pauvreté dans un esprit d’inclusivité qui ne laisse personne en arrière. Nous notons l’importance du respect de l’appropriation nationale dans le processus entourant la mise en œuvre des engagements de nos partenaires. Ceci est valable également pour les ressources naturelles. Une appropriation effective des ressources naturelles ainsi que la redistribution équitable des richesses naturelles transformeraient ces dernières non pas en source d’instabilité comme nous le voyons maintenant, mais plutôt en facteur de développement économique durable et inclusif.

12. Monsieur le Président, je voudrais toutefois rappeler que la question de l’espace politique des Etats au niveau national doit être respectée. Les réglementations des États individuels sur le financement public intérieur doivent être l’apanage des gouvernements eux-mêmes, conformément à leurs propres besoins et objectifs spécifiques. La manière dont d’autres formes de financement sont incorporés doit impérativement reconnaître le rôle des gouvernements dans la régulation de canaux de financement pour financer des programmes de développement qui sont mis en œuvre dans leurs pays.

13. Monsieur le Président, Mon pays reste convaincu qu’une nécessité s’impose pour lutter contre les flux financiers illicites et pour cette idée, je voudrais exhorter le système des Nations Unies à accorder une attention particulière à la déclaration spéciale du Sommet de l’Union africaine de Janvier 2015 sur le flux financiers illicites, le même sommet a approuvé les conclusions et les recommandations du Groupe de haut niveau sur le flux financiers illicites de l’Afrique. Cela devrait en effet être reproduit dans d’autres régions du monde et cela forgera une défense redoutable et une mobilisation internationale contre le flux financier illicite qui continue à appauvrir les pauvres.

14. Ayant à cœur l’importance du commerce en général et du commerce extérieur en particulier dans le développement social et économique, le gouvernement du Burundi a au cours des dix dernières années entrepris et mis en œuvre d’importantes réformes législatives et règlementaires visant le développement et la promotion dudit secteur et du climat des affaires.

15. Comme vous le savez, le lien entre le commerce extérieur et l’intégration régionale n’est plus à démontrer. Pour s’adapter à cette évidence qui fait son chemin depuis quelques années, le Gouvernement du Burundi a consenti d’énormes efforts visant à surmonter les problèmes générés par sa situation d’enclavement, véritable obstacle aux échanges internationaux. C’est à ce titre qu’en vue d’une meilleure intégration sous-régionale et régionale, le Burundi a adhéré aux ensembles économiques régionaux en l’occurrence, la Communauté Est-Africaine, le Marché Commun de l’Afrique Orientale et Australe, (COMESA), et la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale et a déjà soumis son intention d’adhérer a la SADC. Toutes ces organisations mettent un accent particulier sur la facilitation du transport et du commerce avec un programme de développement du transport de transit pour que le Burundi puisse avoir accès aux marchés internationaux.

16. Monsieur le Président, l’industrialisation, moteur du développement reste faible dans mon pays et sans se leurrer, elle l’est aussi dans d’autres pays les moins avancés. Mon pays le Burundi réitère son souhait de voir les pays qui sont en avance en la matière venir en aide et prêter une main forte aux pays en développement afin qu’ils assurent son industrialisation dans un environnement qui permettrait de créer des emplois décents en faveur de la jeunesse notamment. Ceci pourrait permettre à cette catégorie de la population, maillot faible de l’aide au développement, d’avoir d’autres alternatives à la violence. Nous devons donc investir massivement dans la jeunesse et surtout dans les jeunes filles à travers une éducation professionnelle ciblées selon les besoins du moment pour transformer les jeunes en acteurs de la paix et du développement et les retirer des griffes des politiciens qui les manipulent à des fins politiques.

17. Il hors de tout doute que ne pas investir suffisamment dans la jeunesse constitue une bombe à retardement pour la paix et le développement non seulement pour les pays les moins avancés mais aussi pour les autres pays. Les jeunes constituent une large partie de la population dans la plupart des pays les moins avancés. Nous devons les prendre au sérieux et s’en occuper dans la perspective d’un développement durable et inclusif en mettant un accent particulier sur l’Education et la santé. Nous demandons donc qu’une assistance technique et financière et le renforcement des capacités soient fournies à nos pays pour avoir des capacités maximales de pouvoir extraire, utiliser nos ressources naturelles, ainsi que transformer nos produits surtout agricoles et minières dans une perspective de développement durable, en tenant compte naturellement du plein exercice du droit souverain de nos pays sur les ressources naturelles.

18. Monsieur le Président, pour terminer mon intervention je me nourris de beaucoup d’espoir que notre objectif de réduire en 2020 à moitié la liste des pays les moins avancés sera atteint, toutefois cela demandera des efforts très ambitieux et concertés de la part de nous tous.

Merci de votre aimable attention !

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Discours: President et autres

DECLARATION DE S.E VESTINE NAHIMANA AMBASSADEUR DU BURUNDI LORS DE LA 15ÈME SESSION DE L’ASSEMBLÉE DES ÉTATS PARTIES AU STATUT DE ROME

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